Les origines et la découverte de l’île
Les aborigènes peuplent l’Australie depuis environ 40 000 ans . Ils seraient venus d’Asie du Sud-est, suite à une baisse du niveau des mers entre l’Asie et l’Australie. Ils firent donc la traversée à pied. Ces premiers hommes, répartis en tribus, s’emparèrent de l’île et chaque tribu délimita son territoire (qui atteignait généralement plusieurs milliers de kilomètres carrés). Ils vivaient de la chasse, de la pêche et de la cueillette.

Toutefois, les premiers européens à découvrir cette île-continent furent les Hollandais. C’est en effet en 1605 que le capitaine Willem Jansz aborda l’Australie. Le climat hostile découragea bien vite les Hollandais… Ce n’est qu’un siècle et demi plus tard que les Européens se mirent à explorer le pays. Le premier à croire en son potentiel extraordinaire fut le navigateur britannique James Cook. En 1770, Cook débarque sur la côte est qu’il baptise New South Wales (Nouvelle Galles du Sud).

portrait de James Cook par Nathaniel Dance (1776)
Quelques années plus tard, suite à la déclaration d’indépendance des Etats-Unis, l’Angleterre se trouva confrontée au problème de surpopulation carcérale. Elle cherchait donc de nouveaux territoires vers lesquels déporter ses prisonniers. L’Australie était la terre idéale…
Une nation de bagnards En 1788, les premiers bateaux chargés de 750 bagnards arrivent en Nouvelle Galle du Sud. Petit à petit, l’agriculture se développa sur l’île. La main d’œuvre manquait. Des milliers de bagnards supplémentaires furent donc envoyés pour faire face à ces nouveaux besoins. On estime que de 1788 à 1858, environ 170 000 prisonniers anglais furent déportés vers l’Australie.
Durant cette période, la Grande Bretagne bafoua les droits des aborigènes. Les anglais, véritables colons, considérèrent l’Australie « terra nullius » (terre inoccupée, désertique). Les aborigènes furent parqués dans des réserves et leurs terres redistribuées à quelque 700 000 immigrants britanniques.
Un génocide ?
Au cours du XXème siècle, les agressions contre les aborigènes se sont multipliées. A l’arrivée des premiers colons britanniques, on comptait un million d’aborigènes. Dans les années 1920, ils n’étaient plus que 60000 !
Des milliers d’enfants aborigènes furent enlevés à leurs parents et confiés à des familles « blanches ». La Grande Bretagne revendiquait une politique d’assimilation.
Ce n’est qu’en 1967 que les aborigènes deviennent officiellement citoyens australiens. Ils restent malgré tout marginalisés. 30 ans plus tard, le président de la commission européenne des droits de l’homme, Sir Ronald Wilson déclara qu’il était convaincu « que ce qui a été fait [à l’égard des aborigènes] correspond à la définition en droit international de génocide ».



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